La physionomie du bambou


Le Rhizome

La croissance du Bambou se situe essentiellement sous terre. 

Dans le sol nous trouvons les rhizomes. Les rhizomes sont responsables de la prolifération du bambou. Ils transportent les éléments nutritifs et l'eau de par toute la plante, ils organisent la réserve de nourriture, fixent la plante dans le sol et sont porteurs de nouveaux chaumes. 

Les tiges et les feuilles du bambou nourissent les rhizomes par photosynthèse. 

En général, nous trouvons 2 types de rhizomes: le rhizome pachymorphe et le rhizome leptomorphe. 

Les rhizomes pachymorphes ne se propagent pas très loin et forment donc une touffe épaisse.

Le type de rhizome seul ne suffit pas à déterminer la croissance ainsi que l'éparpillement des rhizomes.

Les chaumes peuvent se développer d'une façon éparpillée, en une seule touffe ou en plusieurs touffes éparpillées.

Le rhizome pachymorphe (e.g. Fargesia nitida) est plus épais que les chaumes et les yeux des rhizomes pachymorphes engendrent d'autres rhizomes.

Le rhizome leptomorphe (e.g. Phyllostachys nigra) est plus mince que les chaumes et pousse toujours à l'horizontale. Les bourgeons axillaires des rhizomes développent des nouveaux turions. 

La structure du rhizome leptomorphe est identique à celle du chaume. Le turion est attaché au rhizome par la pédoncule.


Le Chaume

Le chaume du bambou se développe pendant une seule période de croissance, surtout par un processus d'élongation des cellules et en une moindre mesure par division des cellules. 

La grosseur du turion qui sort de terre a déjà la grosseur du chaume adulte. Le bambou ne connait donc pas d'autres cycles de grossissement comme les autres végétaux. 

Les chaumes, les branches et les rhizomes sont des axes construits à partir des mêmes modules: "l'article". 

Ces modules se composent d'une zone nodal (le noeud) et d'une zone internodal entre deux noeuds (l'entrenoeud). Sur les zones nodales il y a des bourgeons, des feuilles protectrices et éventuellement des racines. Le chaume est constitué de noeuds pleins et d'entrenoeuds creux, exception faite du Chusquea qui a des entrenoeuds pleins. La paroi du chaume a une épaisseur variable suivant les variétés, la longueur des entrenoeuds varie également suivant les variétés. Sur une même plante, les entrenoeuds ne sont pas toujours de la même longueur.


Le noeud

Le noeud est une zone plus ou moins bien délimitée sur laquelle est implantée une gaine (la feuille caulinaire) qui protège le turion pendant son développement et qui protège le bourgeon.L'anneau avec lequel cette gaine est attachée au noeud s'appelle, l'anneau nodal. Souvent nous trouvons une zone juste au dessus de cet anneau nodal, qui est nettement plus marquée, c'est le renflement supranodal ou anneau supranodal.Sur le noeud se trouve le bourgeon qui donnera une ou plusieurs branches. Les bambous ont des bourgeons simples qui se ramifient déjà fort tôt pour leur développement. Par ce processus, se formeront des faisceaux d'un certain nombre de branches. Par exemple Phyllostachys aurea a 2 branches avec éventuellement une 3ème branche plus petite. Fargesia en aura plusieurs. Les Sasa ont une branche de la même épaisseur que le chaume et seulement sur la partie supérieure de la plante. Ces branches sont à leur tour également des axes segmentés composés à partir des mêmes modules de base.


Les feuilles de bambous


Chaque module est protégé par une feuille laquelle est implantée autour d'un noeud, sur l'anneau nodal. Il est remarquable que cette structure de feuillage peut prendre toutes sortes de formes. La structure de la feuille se compose de la gaine de la feuille qui contient le segment, et de plusieurs appendices, qui sont plus ou moins formés, de par leur place sur la plante.


Une ligule, un limbe (lamina) avec oreillettes portant éventuellement des cils auriculaires. La feuille est l'appendice principal de la gaine, reliée avec la gaine directement ou bien par une pétiole. La possibilité existe que la feuille puisse être tant soit peu réduite. Sur la gaine de rhizome, le limbe est presque totalement réduite.


Les feuilles de chaumes ont une grande importance pour déterminer la variété. Souvent un bon diagnostic pour déterminer la variété ne sera possible qu'en saison de croissance lorsque les nouvelles pousses apparaÓtront.Les oreillettes, les cils auriculaires, la couleur de la gaine, le fait d'être ou non velues, la posture des feuilles de gaine (verticales, horizontales, penchées), leur formes (longues, courtes, plattes, tordues) sont des données importantes.

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